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CXXXV. Emperîv r. 157 1cftant devenue amoureufe du Comtede cette ville (qui eftoit extrêmementbien-fait) fans le pouvoir faire condef-cendre à fouiller le li<ft de l’Empereur,changea fon amour en haine , & futdite à Ion mary que le Comtede Mo-dene avoit attenté fur fa pudicité.Othon ajoûtant foy à cette faulTe ac-eufation , luy fit couper la tefte fansautre forme de procès. Cette injufteexecution ne demeura pas long-tempsimpunie ; car quelque temps après laComtede fe reflouvenant de ce que leGomte luy avoit dit quelques joursavant fa mort, touchant les follicita-tions que l’Imperatrice luy avoit faitpour le faire condefcendre à fa brutaleenvie, vint demander juftice à l'Empe-reur , difant qu’elle eftoit prefte dsprouver l’innocence de fon mary partelle preuve extraordinaire 5c furnatu-relle qui luy plairoit. Othon pour fa-tisfaire à fa demande , luy fit appor-ter un fer aidant , qu’elle prit 8c tintdans fes mains fans s’offenfer. Ce quifut une preuve miraculeufe de l’inno-cence du Comte, dont Othon ne fut