CXXX. EmperevjO ïïjfait aucune libéralité. Au contraire^ j^icephore ne croyoit pas avoir eu l’au-, thoricé pendant le jour, quand il n’a--'AS, voit point afîbuvy fon avarice par[ quelques rapines. Audi eft-ce ce quifut caufe de fon ignominieufe mort,
, & du peu d’eftime que l’on fit des
belles allions , qu’il avoir faites du-Jiijn,, rant fa vie. II fut élû Empereur aprèsi3w, h mort de Romain le Ieune , à caufeque fes deux fils Bafile & Conftantin! vertus, eftoient encore incapables de gouver-e: vice* ner , & qu’eftant Lieutenant de leures cou- pere , il avoit remporté deux grandestnp victoires , l’vne fur les Sarrazins , &c'us bd- l’autre fur les Turcs. Sa premièremm a&ion fut grandement préjudiciableitntce au Chriftianifme ; car quoi qu’il fû#talcs marié,il ne lailïà pas d’époufer Theo-iiitlts phano,veufve de l’Empereur Romain,prêt- Ce que Polyeuéfce Patriarche de Cou-ù dire ftantinoplcnepouvatfouffrir,il lechaf-.ui ftil fa honteufement de l’Eglife, où beau-t ht- coup de monde s’etloit afïcmblé, apresime- luy avoir reproché fon crime-, ce qu’ilfouffiit patiemment & avec beaucouppti de confiance. Aufli-toft qu’il fe vit laj’jjiï Couronne fur la tefte, il envoya une