CXXV. EmfîRîvr. 89
vinrent la ravager ; mais s’eftant avan_cez jufqu’à Payie , où. Berenger te'noirle fiege de fon Empire , il les arrefta1 ]^, leur oppofant une tres-puiflànte armée,avec laquelle il les mit en déroute , 8clt. les obligea à luv demander une retrai-te dans fon païs en qualité d’amis.hrke, Mais Berenger enorgueilli de fa viétoi-re, bien loin de leur oélroyer leur de-mande , les pourfuiuit à toute outran-/mt ‘ ce,jufqu’àce qu'il les eut inveftidansun lieu , d’où ils ne pouvoient (ortie'tour, qu’en paflànt fur le ventre de fes gens,s fort £ e q U j fi c qu’il s fc refoîurent de mou-litioni tir ; mais en récompenfe,de vendre leur^®i vie bien chere. Avec un fi généreuxb dcf. dcfefpoir , ils fe jetterent telle bailléeigen fur leurs ennemis ; ce qui leur fut Ciilîau. favorab!e,qu’aprés avoir fait des actionsiir le merveilleufes , ils remportèrent la vR>n\i âoire , & recommencèrent à faccagerislcs le païs de telle forte, que Berenger nede leur pouvant plus refifter,fût contraint’&• de leur donner de grandes richelfes
fois pour les congédier de fes terres. Cette
>ara- a&ion le fi: tellement haïr des Ita-ntit, liens,que ne pouvant plus foufftir fonijtois gouvernement, ils élurent Rodolphe