'66 Leon iï Philosophegie, fut caufe qu’il converfoit avec deslçavans,& le plus fouvent avec Théo-dore Aftrologuc , & grand Magicien,comme i! montra par les preuves qu’ilen donna devant l’Empereur Baille,qui pour ce fujet l’avoit en grande efti-ine. Au contraire Leon qui connoif-foit les fupercheries de cette fcience luyfaifoit continuelle guerre, 5c le décre-ditoit parmy le peuple , qui l’avoit engrande vénération , dont Théodore ex-trêmement indigné refolutde s’en ven-ger; pour cér effet il mit la diffimula-tion en ufage , luy faifant meilleuremine que jamais. Vn jour fçaehantqu’il devoit aller à la chafl’e avec foipere, il luy perfuada de prendre un poi-gnard, difant qu’vn foir fe piomenanr,il avoit entendu dire à des perfonnes àluy inconnues, qu’on projettoit de letuer,luy recommandant bien de ne (epas éloigner de fes gardes ; Leoncroyant qu’il luy difoit cecy avec fran-chife,cacha un poignard dans fes chauf-fes: ce que Théodore n’eut pas plûcoftveu , que contrefaifant l’effrayé il futtrouver l’Empereur, & luy dit que fonfils avoit dcfl'cm de le tuer en trahifon
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