CXI, Emperevr.'eftoient bien plus grandes que les leurs,fe liguèrent enfemble. Lorhaire n’enfur pas pluftoft adverty qu’il fie toutfon poffible pour empêcher leur jon-ction, mais ce fut en vain : car l’arméede Charles & celle de Louis s’eftantjointe prés d’Auxerre , ils rangèrentleurs trouppes en bataille dans la plai-ne de Fontenay , qui fut depuis nom-mée Chaplis , où Lothaire fe trouvaaufli avec une nombreufe armée.Avantle combat les deux freres affociez con-fiderans combien cette guerre cauferoitde mifercs dans les terres de la Chre-ftienté , envoyèrent des Prélats à Lo-thaire, pour tâcher d’en venir à quel-que accommodement ; mais Lorhaireen orgueilly par cette Ambailàde dit,eju il efioit nteeflaire d'en ventraux mains yfarce que fes freres ne feraient iamais Ja-ges+quil ne les eut chaftie\ & rangez àleur devoir. Ces paroles choient tropinjurioufes pour n’cftre pas vengées,par deux Princes qui fe voyoient vnepuiffante armée à leur dévotion , veutque les guerres commencent bien fou-vent pour de moindres paroles. Enfinilî «o yuidrcnt aux mains , & Lothâi-
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