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C VIII. Em PE REV R? £Jtint encore plufieurs difcours, qui au-roientpû fléchir des tigres qui euffencefté capables de l’entendre : mais cescœurs de bronze, bien loin de s’atten-drir à de fl douces paroles,s’y endurci-rent : car après l’avoic dépofl’ede detous fes biens,ils l’enfermerent dansS. Medard de Soiflbns , où ils le con-traignirent à fe faire moine. Quant àCharles 8c à ludith, ils les releguerent,l’vn dans le monaftere de Prum en Lo-raine ,& l’autre à Tortone en Pied mont.'Les François ayant appris le defaftrcde fes illuftres infortunez fe foûleve-rent cùntre Lothairc, criant à hautsvoix qu’ils vouloient revoir l’EmpereurDébonnaire j ce qui obligea Lothaire àretirer fon pere du lieu où il l’avoicmis, 8c à luy rendre fes premières di-gnitez,luy demandant pardon des cri-mes qu’il avoit commis contre fa per-fonne facrée, ce qu’il luv oétroyaainflqu’à fes frères ( tant il eftoic bon 8cmifericordicux ) lé contentant feule-ment de prendre les principaux chefsde cette conjuration , 8c de les enfer-mer dans des Monafteres, quoy qu’ilsaillent eflé condamnez par ta jufttçe à
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