CVIII. EM P%. R E V&» IJfa famille, croyant obtenir le pardonde fa révolté, ce qui arriua tout autre-ment: car l’Empereur l’ayant mis entreles mains de la Iuflice, il fut condam-né d’auoir la tefte trenchée, ce qui nes’exécuta point par l’ordre de l’Empe-reur , qui luy fit feulement crever lesyeux , 8c le refferra dans vn Monafte-re. Cette a&ion , quoy que iufte, lemit en fort mauvaife odeur auprès defes fubjets, & mefrrre fes fils fe révol-tèrent contre luy ; ce qui arriva pourcette caufe : l’Empereur ayant perdu fapremière femme Irmengarde mere defes trois fils,efpoufa en fécondés nopcesludith de Bavière, de laquelle il eut unfils nommé Charles. Toute l’ambitionde cette PrincdTe eftant d’élever fon filsau préjudice des autres , fit qu’elle fça-voit fi bien par fes careffes gagner l’efprïcde fon mary , qu’cîlc luy Faifoir fairetout ce quelle vouloir : Lothaire fesfrereS prevoyaus fon defi'ein ne pou-vans foufifrir que leur pere fe lama[t gou-verner pat une femme,prirent les armescontre luy , & luy auroient fait unecruelle guerre, fi q.aeiqu’vn ne fe fuftentremis de leur remontrer les crimesU. Partie. jB
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