I g Invtôàu&ion à l’Hifttîre
avoient efté faites dans des Maifons Religicu-fes.plutoft pour les ruiner & rcnverfer toutefond de religion ,que fur aucun fondement devérité, lefquelles pièces eftain en la puiflàneede plufieurs gardes des Regiftres , elle vouloirqu’elles fuffent produites en fon Confeü pouren ordonner comme bon lui fembleroit : quepour cet effet elle ordonnoit qu’on citât devantelle toutes fortes de perfonnes qu’on jugeraità propos pour leur faire prefter ferment fur lespièces qu’ils avoient entre leurs mains & les leurofter, & que les Commiffaites députez certi,fieraient le Cardinal Polus de la diligence qu’ilsferoient, pour fur le tout eftre ordonné ce quede raifon.
Burnct. H eft vrai que quelque temps aprez , feavoirau mois de Mars i66i. la Reine envoia quérirle Marquis de Wmchefter , grand Treforier, leChevalier Robert R echefter Controlleur de famaifon , le Chevalier Guillaume Petre , & kChevalier François IngUfieU, & leur dit qu’el-le croioit que fa confcience feroit toujourschargée tant que la Couronne retiendrait lesbiens des Moines , que ces biens aiant efté ac-quis dans un temps de Schifme , & par demau-vaifes poires elle ne pouvoir les retenir fans tnavoir des remords fecrets , & qu’ainfi elle é-toit refolu'é d’y renoncer publiquement , & enfaire reftitution , qu’elle fçavoit bien qu’on luipouvoit alléguer que fon Epargne déjà épuiféene fournirait plus de quoi foutenir fa dignité ,dés qu’on en détacheroit les biens des Com-munautez fupprimées , mais qn’enfin elle étoitob'igée de préférer fon falut à dix Royaumes ,qu’elle loüoit Dieu de ce que le Roy fon épouxeft oit dans les mefmes difpofitions , qu’ett