I 8 . . lntroduSion iPBiftoire '
de loin le péril qui les menaçoit , outre queleurs Abbayes fourmilioient de Moines fortisdes Convens fupprimez : Cependant le Roy quiles menageoit leur fit écrire par Milord. Vice-Rcgent qu’il ne fongeoit point du tout à fup-primer leurs Abbayes coœmeon en faifoit cou-rir le bruit , à quoi il les exhonoit de n’a-jouter aucune foy , mais qu’ils demeuraflent enrepos , & qu’ils s'occupaient uniquement à fer-vir Dieu iuivant leurs Réglés . à avoir de )’o-beiflànce pour leur Roy & à pratiquer l’hofpi-talité fans difliper le revenu de leurs Abbayes.
Je devrois parler à prefent de la guerre, quis’alluma pour la Religion en differens endroitsde l’Angleterre ; mais comme cette eatreprifeme mencroit trop loin , je me contenterai feu-lement de faire remarquer ce qui fait au fujctquejetraitte : lesfoulevez cftanten Corps d'ar-mée dans la Province de Lincoln , envoierentau Roy leurs mémoires par écrit , où ils feplaignoient entr’autres chofes très - fortementds la fuppreffion des Abbayes , Pricurez & Con-vens, à quoi le Roy répondit que cette fuppref-fion n’avoit efte faite qu’en vertu d’une Or-donnance du Parlement, que les Supérieurs dela pliîpart de ces Convens avoient ligné uneconfeflîon de crimes énormes qui décrioient laNation , qu’il y avoit plufieurs de ces maifonsoù l’on n'avoit trouvé que quatre ou cinq Re-ligieux , que ceux enfin , à qui ces fuppreffionsne plaifoient pas, témoignoient arTez aimermieux qu un petit nombre de Moines faineans& débauchez mengeaffent les revenus de leursConvens , que de voir leur Souverain les em-ploier à des uftges publics.
Les mecomens devinrent puiflans , fur tous