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(font le premier eftoit fort vieux & l’aufre paf-foit pour l’Jionneur d’Angletene , en fçavoit &en probité. Il viola fous un pretexte leger l’am-niftie qu’il avoit donnée, à caufc qu’on avoitpris les armes contre luy pour defFendre l’an-cienne Religion ; car fous pretexte d’un nou-veau foûlevement, il en fît condamner plufieursfans qu’oueutpû prouver qu’ils euflent trem-pé dans ces nouveaux troubles. Il ula d’une ri-gucur exccflive contre la maifon du CardinalVclm, qui lui avoit efté contraire dans fouSchifme & dans fon divorce : il traita c-.uel-lemerit C*ovtwil fon favori , 2c enfuite le Com-te de Surrty & le Duc de Nortfilk qui l’avoiencIl bien fèrvi : Sa conduite encore envers ouel-qu’uncs de fes femmes ne fçauroit dire juin -fiée; & ce qu’on ne peut affez blâmer, il donnal’exemple pernicieux de fouler aux pieds lesréglés de la Juftice les plus faintes , & d’opri-mer l’innocence la plus manifefte i en faifantjuger des perfonnes fans les entendre & fansleur permettre même de fe deffendre.Toutes cestâches enfin font fi odieufes qu’un hanneftehomme ne fçauroit l’en excufer,de l’aveu mê-me des Proteftans les plus zelez pour fa def-fence.
Mais qui eftle Catholique qui l’oferoit def-fendre aprez le Schifme qu’il fit , 2c l’atteintequ’il donna à l’ancienne Religion de fes Eftacsfous pretexte de reforme ; car il brûla quantitéd’images & de Reliques dans tous fes Etats, &fit tant d’autres chofes favorables à la Reli-gion Protcftante & contraires à la Catholiquequ’il eft confideré par les Proteftans comme unPrince à qui ils doivent leur établiffement enAngleterre ; quoi qu’il ait fait un Livre très-