'Monetfiijue d’Irlande. ty
Ce Cardinal enfin qui d’ailleurs eftoit ungrand politique,nc croyant pas que ce fut affczpour là vanité inlupportable que toutes les ne-gotiations & tous les traitez que faifoir fonWaiftre, paffaffent par fes mains, que la plupart!des Potentats de l’Europe lui payaient de grof'fes penfions en confîdeiation defq ■elles M. disChefne dit mefme, qu’il trabifloit fouveut lesintérêts de Henry, que les charges & les em-plois les plus conftdcnbles de 1 Etat fulfent àfa difpofition qu’il gouvernât tout:s chofesfans Parleniens , puifqu’en quatorze années , ilne i’affembla qu’une feule fois : car fçaehantfefervir de l’autkorité du Roy qui eftoit c'aint& refpeélé de fes fujets & qui l’aimoit avecexcès, il levoit des fomtnes irr.menfes fous lenom de preft & de don gratuit, dont une gran-de partie ctoit employée à fa vanité qui eftoitextraordinaire , affectant de vivre dans une ma-gnificence royale, foit dans fa Maifon , foitdans fon train, foit dans fes habits, ayantcil é le premier Prélat d’Angleterre qui ait portéde lafoye, vivant en toutes chofes comme unMonarque , demeurant toujours dans les Pa-lais avec le Roy, s’afieyant à fa droite , & met-tant fes armes à colts de celles de Henry. Simagnificence eftoit extraordinaire , car c’eft lutqui fîtbaftir le chafteau d s Harxpmncoure & lePalais de whitthall à Londres où demeurentàprefent les Rois d’Angleterre. C’eft lui enco-re qui ayant la vanité de paffer pour aimer lesfciences & eftre le proteâeur des fçavans , ef-perant qu’ils luy donnexoienc des loiianges infi-nis fit baftir deux fort beaux Colleges l’un àOxford & l’autre à Ip/wifh lieu de fa naiflae*«fi»