Muna^ique d'Irlande: i t
tnême -Tônfure & unemefmc Liturgie, qu'ilscouvenoiènt dans le temps de la celeb.ation dela Pâque, qu’ils parloient aux femmes & nefuioient pas leur vûë , comme font encore lesChartreux , & enfin que cet Ordre qui eftoiscompofé de fujets de differentes nations , maisparticulièrement d’Irlandois,dura pendant qua.tre régnés des Monarques d’Irlande.
Que le fécond Ordre n’eftoit pas fî faintque le premier, mais qu’ill’eftoitplus que ledernier; que les Moines qui en dépendaientchoient prefquc tous Preftres au nombre d’en-viron trois cens, ( car comme l’on fçait, il yavoir peu de Moines ancinuement qui prilfentl’Ordre de Preftrife ) il y avoir peu d’Evclq lesdans cet Ordre, il y avoit differentes Liturgies,& ainfi ils* celebroient la Melfe & l’Officedivin différemment les uns des autres , c’eft àdire, en un mot , qu’ils fuivoient differentes ré-glés ou Congrégations particulières , quoi qu’ilsfuffent toits d'un Ordre general : Je c’eif enCette façon que parmi les Chanoines Réguliersde faint Aviguftin , dans l’Ordre de faint Benoit& de Cifleaux, il y a encore tant de diverfesCongrégations, qui par leurs differentes manieres de vivre & de fervir Dieu , par leurs ha-bits differens & leurs noms qui ne font pointfemblables, femblent non feulement des Or-dres feparez , mais quelquefois *mefme fortoppofez.
Ce fécond Ordre avoit cela de commun, qu’ilctlebroit pourtant la Pâque precifcment com-me le premier Ordre le-quatorzième jour dela Lune comme les Juifs. Il y avoit une mefmeTonfure.orm’y parlait jamais aux femmes , &il dura eucore pendant quatre Régnés.
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