Mona(lique d'Irlande. y
qu’un Moine de l’Abbaye de Banchor enUltü-nie, fonda- aulli plus de cent Maifons Réguliè-res en differens Eftats. *
C’eft auffi aux faints Moines d’Irlande queles Bourguignons doivent l’Abbaye dé LuScmtl,les Italiens celle de Bobi , les Lorrains celle defaint Manfu de Toul, & les Allemans celle deWtrsbourg, qui eft à prefent un Evefché , fansparler d’une infinité d’autres : & en effet lesIrlandois ont tant fondé d’Eglifes en Europe,qu’un*Moine de l’Abbaye de faint Gall en Suif-fe en a trouvé aflez pour compofer un gros vo-lume de cts fondations. Il fembloit mefmequ’il n’y avoit qu’à eftre alors Irlandois ouavoir été en Irlande pour eftre faint , & deve-nir incontinent fondateur de quelque Abbaye:tant il eft yray que le ciel ne fembloit répandrealors des grâces & des benediétions que pousl’Irlande feule , & où les autres nations les ai-loient puifer comme dans une foutee abondan-te & intariffable, ce que Colgan appelle etrgu-mentum magna iftius ofinionis quant ne fanBttaie& docirtna hujus facri infuli olirn conceptrantRomani & alis, 'Europi. nationes. L’on voit mefmedans la vie de faint Sénan, que ce faint cftantdans fon ifle de Catliay , appellit ibi nains Mona-chos advehens : in en namqut dtfiderabantm J o .Monncbi Vatrta Romani , quos vtl arffioris vhs.vel feripturarum perttii tum in ta multum fio-rextis^dtfiderium in Hyberniatn traxerai .
Il y avoit mefme des noms parmi les Irlan-dois aufquels la fainteté paroilfoit comme at-tachée , puifquel’on voit dans la vie de faintAlbée que ce faint revenant de Rome eftoit ac-compagné de pluûeurs faints Irlandois, dont ily eu avoit douze qui s’appelloicnt Colmans ,