1 Introdult’iOfi à l'Hifloirt
Sauveur, parce qu’il eft fort douteux qu’il y eûtalors des chieftiens eu Irlande , quoy qu’en cetemps-là on ait vu dans le refte de l’Europe desIrlandais recommandables par la faintecéde leurvie , & dans l’Epj/copat 8c dans la vie Monaf-tique , ces perfonnes ayant elle affez heureufespour quitter Leur Patrie encore idolâtre , & quine cohnorlToit le chiiftianilme que parles rela-tions que leur en faifoient quelques voyageurs,comme nous l’établirons plus particulièrementdans l’hiftoirc du Clergé d’Irlande.
Pour ne parier donc ici que de ce qu’il y a deplus certain.j’obferveray que le quatrième lieelea non feulement vû traître en Irlande de grandsSaints prefque tous Moines, dont les plus con-ftderables ont ellé fans doute , faint Diatmit& .feint Liberius, qui ont rendu le lac de Rée ,qui eft au milieu de l’Irlande , recommandablepar les deux premières Abbayes qui ont parudans ce Royaume.
La En de ce fiede & le commencement ducinquième ne font pas moins célébrés par lesquatre grands precurfeurs de S. Patrice , à fça-voir, faint Albée, faint Declan, faint Ibare , &faint Kiaran , ce dernier a eûé mcCcne farnom-mé le premier né des feints d'Irlande, frimo-genuusSanUsmm Hybern 'u, Cesfainrs hommesqui convertirent une grande partie de l’iileeftoienc Moines , & fondèrent des Abbayesconuderables où ils frirent eux-mcfmes Abbez.
Le fameux Palladius qui vint en Irlande aucommencement du cinquième Eecle en qualitéde Milîîouaire du faint Siégé, eftoit Moine ajlïï,pu.fque la plupart des Hiftoriens nous affurentqu'il efroit chanoine Régulier , qu’il en amenaavec lui plufieurs autres, dont les principaux