287
evidents; et qu’on ne visera enfin dans aucun oas a un ren-yersement de la Constitution, raais se bornera ä en favoriserl’amendement d’apres les principes ci-dessus et par des voiesdouces et conciliantes.
Teiles etant les vues sinceres de l’empcreur, dans lesquellesil est deja parfaitemcnt d’ accord avec le roi de Prasse, etauxquelles il est persuade que les autres puissances donnerontegalement les mains, LL. MM. TT. CC. peuvent etre tranquillessur les effets qui en resulteront. Elles ne seront compromisespar auoune demarche ni prctention incompatibles ayec le bien-etre, la tranquillite et les dispositions immuables de la nationfranqaise. Les mesures qui seront prises, justifiees par l’exempleet la proyocation de la France, loin de grossir le parti fanatique,ne tenderont qu’ ä en imposer a ses fureurs, ä relever et en-courager les voeux et les efforts de la classe moderee de lanation et ä preparer ainsi une raisonnable et juste com-position, qui etablisse le bonlieur et la liberte dela France sur 1’accord de tous les interets.
Cettc marche ne genera en rien T execution du plan deconduite que se sont trace le roi et la reine. L’empereur estle premier ä les exliorter de la suivre litteralcment et de nepoint s’ecarter ni des yoies legales, ni de l’esprit public, sur cequi touclie la Constitution. Mais en meine tomps il leur con-seille de se rcuuir intimement avec les personnes qui influentpar leurs talents et leurs Sentiments honnetes sur le parti modere.Il leur promet enfin de profiter des occasions sures qui se pre-senteront, pour continuer d’instruire LL. MM. de tout ce quipourra les interesser de connaitre dans le developpement ulterieurde ses mesures, et s’offre, ä cet effet, ä l’entretien d’une suited’avis et de Communications reciproques ayec la reine, ou meineayec les dits cliefs du parti modere, au cas qu’ ils puissentenvoyer au comte de Mercy un sujet de confiance dumentinstruit d’ayec tout le secret que les circonstances exigent.