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Marie Antoinette, Joseph II. und Leopold II. : ihr Briefwechsel
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Je n’ai pas besoin de commentaires pour prouvercombien cette demarche est absurde: saus armee, sansdiscipline, sans argent, c’est noüs qui voulons attaquer.Mais le roi n’est pas libre, il faut qu’il suive la vplontegenerale ; et pour notre sürete personnelle ici, il faut qir’ilsuive exactement la manche, qui lui est prescrite. G’est al’empereur et aux autres puissances ä present a nous servir.Nous serons obligds a faire des ddmarches-, et moi surtout,vis-a-vis de mon frere; mais comment pourrait-il de bonnefoi le regarder comme des actes de notre volonte ? Serait-cele veto sur le decret des emi grants, et celui qui va etresur celui des pretres, qui feront regarder le roi comme libre?Ce n’ est que comme roi de la Constitution qu’ il peuts’opposer a ce qui a F air de la blesser. Encore au premiera-t-il fallu, pour le faire passen, faire une proclamation, quiest bien claire, ne pouvait etre ni de l’interet, ni du Senti-ment du roi, mais s’il voulait mettre son veto ä quelqirechose qui lui füt personnelle, il ne le pourrait pas. C’estdans ce moment ou il nous semble que le congres armepourrait encore etre de la plus grande utilite. Que monfrere ne s’y trompe pas, il sera tot ou tard engagd dans nosaffaires. D’abord si nous sommes assez fous pour attaquer,comme chef de F empire il sera oblige de soutenir le corpsgermanique : et de plus avec des soldats aussi indisciplinesque les notres, son territoire sera bientot viole de tous lescötds. Il n’est plus temps de craindre pour nos personnes:la marche que nous avons adoptee ici, en ayant Fair demancher franchement dans le sens qu’on desire, nous meten sürete, et le plus grand danger de tous serait de restertoujours comme nous sommes. Le roi ecrit une longue lettre