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seconcle evasion. 11 serait prudent d’en combiner les moyenslongtemps d’avance, car il faudrait etre sur de ne pasecliouer dans cetto dOnarche extreme. S’il etait possiblede gagner les chefs de cette nouvelle legislature, on pre-viendrait de grands embarras.
II n’apas ete question a Pillnitz d’une Opposition absolueii la nouvelle Constitution. On n’y a stipule. que des effortspour le maintien de la dignite royale, pour la liberte etl’inviolabilite du monarque. Quant a 1’ extension de sonautorite, on n’a pas agite cette question. D’ailleurs 1’Inter-vention de F empereur et .du roi de Prusse est liee a la con-dition d’un concours de la part des autres puissances ; encela le plus grand mal tient aux intentions demasquees del’Angleterre, qui operent visiblement sur celles de l’Espagne.II n’est pas demontre qu’on ne puisse tirer bon parti du roide Prusse; 1’empereur le croit et Fespere, mais il ne selivrera pas a une securite douteuse. Ce monarque est aussimaintenant tres-decide ä resister aux idees chimeriques desprinces ; il s’en est explique nettement et secliement dansune reponse par ecrit; il est de meine fort indispose contretoutes les insinuations de M. de Calonne et des autres con-seillers. 11 ne reconnait d’idees justes et raisonnables quecelles de la reine, de M. de Bouille et de M. de Fersen. Cedernier a fort reussi. Il n’est plus a Vienne ; on ignore oiiil se trouve, mais il a regu le petit billet qui lui etait adresse.
L’acception du roi aurait pu etre plus explicite dansson opinion sur les vices qui rendent la Constitution im-praticable. 11 aurait ete a desirer qu’il insistät sur la redditiondes comptes ; ce point flatterait le public et il conviendraitd’y revenir. Il faut employer l’liiver a negocier sagement