te l’Ordre ce S. Louis. 309.bats de Nimegue & d’Eckeren. On le fit Brigadier»& il fut employé en cette qualité dans l’armée deVillars en Allemagne. Il y étoit encore en 1706^lorfqu’on apprit la nouvelle de la défaite de nostroupes à Ramilli, ôc des fuites terribles qu’elleentraîna. L’armée que commandoit M. de Villarsen fut confternée. Il eft vrai que la renommée quife plaît à grollir le mal comme le bien, exagéramême le défaftre de Ramilli. M. de Quadt en futfi pénétré » qu’il écrivit au Miniftre la Lettre fui-vante pleine de zele & de généralité, & qui hono-rerait la mémoire du meilleur citoyen.
« Il y a déjà plusieurs années que le Roi m'a ac-» cordé une penlion de rooo liv.} & c’eft vous»» Monfeigneur, qui m’avez procuré cette grâce» dans un temps où j’en avois un extrême befoin.» Quoique je fois fort pauvre, néanmoins vos bon-» tés me mettent en état de m’en palfer. Je vousm envoie l’Ordonnance de l’année derniere, & n’en» demande-plus tant que la guerre durera. C’eft» un petit fecours pour le Roi. Néanmoins , Mon-5) feigneur, li Ton vouloit s’exécuter dans la lima*»» tion préfente, je fuis perfuadé que cela ferait desj> fommes allez conlidérables pour remédier àu35 malheur qui vient d’arriver. Je voudrais que ma3> mifere me permît d’en faire davantage. Si je viens» à être tué au fervice du Roi, je vous prie de-
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