dh l’Ordre de S. Louis. 197Je comble, & le firent juger digne des premiersemplois dans une armée. Le Comte d’Athone ef-cortoit le convoi dont je viens de parler avec treizecens hommes d’infanterie &c fix cens chevaux. M. deRavignan , à la tète de dix-neuf Compagnies deGrenadiers, de quinze cens Fufiliers & d’un Régi-ment de Dragons, le joignit à Vive-Saint-Eloy. Cecorps de troupes étoit plus confidérable que celuides ennemis : mais le Comte d’Athone s’étoit em-paré d’un pofte fort avantageux, & M. de Ravignanne dut l’avantage qu’il remporta fur ce Généralqu’à l’habile difpofition qu’il fit relativement à lapofition de l’ennemi. Il falloir que cette difpo-fition fût bien convenable, puifque de dix-neufcens hommes «ju’il eut à combattre, la moitié futtuée ou noyée & l’autre prife avec quatre censchevaux. Le Général lui-même fe rendit avec qua-rante Officiers qui l’entouroient. M. de Ravignan fitmettre le feu aux belandres qui portoient quatorzecens milliers de poudre & une immenfe quantitéde toutes autres fortes de munitions de guerre 8 cde bouche. Un corps de troupes qui accouroit aufecours du Comte d’Athone, entreprit de coupernos troupes dans leur retour. La fiere contenancede M. de Ravignan les étonna. Les ennemis 11ejugèrent pas à propos de s’opiniâtrer contre lui aprèsl’avoir tâté. Il fe rendit à Ypres avec fes prifonniers,
Einzelbild herunterladen
verfügbare Breiten