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DE i’OrDRï DE S. L O U I S. 1 61commandant fon Régiment à la défaite des Hol-landois fous Nimegue, au combat d’Eckeren, &fur-tout à la défenfe d’Huy. Il y fit des aétionsd’une valeur & d’une intrépidité qui étonnent. Jene puis m’empêcher d’en rapporter quelques cir-conftances. Les ennemis fe préparaient à monter àl’aflaut, à la faveur de foixante pièces de canon,de quarante fix mortiers à bombes 8c d’une infinitéd’autres à grenades , fans compter le feu de lamoufqueterie qui partoit des clochers & des fenêtresdes maifons. (Les Alliés étoient maîtres de la Ville8c aiîîégeoient le Château). Le Comte de Lille,à la tête de la Compagnie des Grenadiers qu’ilcommandoit, d’un piquet de cinquante hommes,commandé par fon fils, & de deux autres piquetsde pareil nombre , marcha droit à la brèche. Lesennemis s’en étant apperçus, redoublèrent le feude leur artillerie, qui, dit M. de Quincy, pouvoitêtre comparé au feu d’enfer. La troupe de M. deLille ne branla pas : mais comme elle faifoit degrandes pertes, M. Milon, Commandant de laPlace, la fit foutenir par deux autres piquets. Lesennemis, qui grimpoient par leurs échelles, voyantl’intrépidité des troupes qui gardoient la brèche ,redefeendirent précipitamment, & fe répandirentdans les rues de la Ville. Jk. de Lille fit auffi retirerfa troupe, & la fit rafraîchir dans les fouterrains.
Tome II, L
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