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de l’Ordre de S. Louis. 145Duc de Vendôme ayant fait attaquer un pofte oùnos troupes furent deux fois repouftees , il chargeaM. de Serville de l’attaquer une troifieme fois : lepofte fut emporté. M. de Vendôme dit : Défor-mais il faudra appeller ce pofle le pofte de Serville.
Il fe couvrit de gloire à la bataille de Cafiano,par le courage avec lequel il y combattit. Il revintd’Italie , & fervit dans l’armée du Maréchal deVillars, & puis dans celle du Maréchal de Berwickfur le Rhin. Il la quitta peu de temps après pours’aller jetter dans Lille, où il fit des prodiges devaleur. M. de Berwick, apprenant qu’il éroit en-tré dans cette place, lui écrivit ces deux mots : rap-prends avec bien du plaiftr 3 Monfieur 3 votre arrivéeà Lille j parce quune perfonne comme vous ne peutqu être très-utile dans quelqu endroit qu elle puijfefe trouver, & fur-tout dans une occafton comme celle-ci j en cas que le fiege de Lille fefaffe. M. de Ser-ville y reçut un coup de moufquet qui lui fracaflal’épaule. II mourut, mais longues années après ,des fuites de cette blefilire. On eft étonné qu’il aitpu vivre fi long-temps , ayant été fi fouvent & figrièvement blelfé en différentes rencontres. Il avoirreçu un coup de fabre fur le front, un coup de feuau poignet de la main droite , un à l’épaule qui lalui fracaffa, un autre au côté, un à la cuilfe: un au-tre le fépara de la moitié de lui-même, 8c en fitTome JL. K
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