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que M. de Surville a voit rendus en cette occafion;lui donna une penfion de dix mille livres. L’annéefuivante il fut affiégé dans Tournai, où il fe dé-fendit pendant un mois. Après la reddition de laVille, il entra dans la Citadelle , où il fouti'nt unfiege de trente-un jours, 8 c ne fe rendit que parcequ’il manqua de vivres. —
Un homme que le chagrin de n’être point em-ployé rendit cenfeur févere, 8 c fouvent injufte, deceux qui l’étoient, reproche dans fes Mémoiresbeaucoup de fautes d’ignorance & de zele à M. deSurville au fujet de la défenfe de Tournai. « M. de35 Surville, dit le Marquis de Feuquieres, ne con-» noifloit point la portée des eaux 8 c l’ufage qu’il33 en pouvoir tirer pour fa défenfe ; 8 c s’il eut forcé55 les habitans de cette Place de porter les grains 8 ca? les farines, dont leurs greniers regorgeoient, dans.3» les magafins publics, il n’auroit point été obligé3> de fe rendre faute de vivres 33. Voilà fommaire-ment les reproches de M. de Feuquieres. MaisM. de Surville fut juftifié de cette calomnie par letémoignage de fa Garnifon, du Corps de Ville,des Habitans 8 c du Parlement, 8 c ce ne fut pointM. de Surville qui mendia ces témoignages j ce futLouis XIV lui-même qui envoya des Commiffairespour interroger juridiquement les Officiers, leCorps de Ville 8 c le Parlement fur les reproche*