de i’Ordre de S. Louis. 307fes hommes extraordinaires ont donné dans leurjeunette des préfages de leur future deftinée. DuGuefclin dans fes jeunes ans avoit l’inftinét de laguerre. Ses camarades accablés par fon génie luidéféraient le Généralat, 8 c il étoit toujours vain-queur dans ces fimulacres de combats qui font lesdivertittemens de l’enfance.
Turenne ne fe plaifoit qu’au maniement & auxjeüx des armes. Je ne parle pas du grand Condé :on fçait qu’il naquit Héros. Il remporta des vic-toires 8 c fauva l’état à un âge où les autres hoir-;mes ont befoin d’un guide pour fe conduire.
L’exemple du Chevalier d’Hocquincourt éveil-la dans Tourville l’amour de la gloire. D’Hocquin-court fit conftruire à fes frais un vaitteau dans leport de Marfeille , dans le deflein d’aller fe figna-ler contre les Barbares d’Afrique. Toijÿville accom-pagna d’Hocquincourt. Animé d’un defir vague degloire , il ignorait ^encore qu’il alloit faire l’ap-prentittage d’un métier où fon génie l’appelloit.Il combattit 3 8 c il s’apperçut qu’il étoit né Marin.Ses premiers exploits firent tant de bruit dans lemonde , que Colbert, fans le faire pafler par lesgrades inférieurs , lui envoya fur les mers où ilétoit encore , un brevet de Capitaine de vaitteaudu Roi. Ses camarades lui avoient déjà déféré leCommandement;.
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