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13 E L OHDR.E DE S. LoÜÎSatiers dans une expédition , c’étoit être expofé à tousles plus grands périls qu elle préfentoit.
Les Fübuftiers ëtoient, comme on fçait , desbandits, que l’efpoir du pillage, la liberté, la li-cence des mœurs & la débauche attiroient en Amé-rique. Les aélions qu’ils firent femblent rendrecroyable tout ce que les Romans nous racontent deleurs héros. Les François fçurent tirer parti de leurcourage dans plusieurs entreprifes difficiles. Ils mé-nagèrent le fang de nos foldats en répandant le leurdans les occafions les plus périlleufes. On n’a jamaisporté plus loin le mépris de la mort que ne Fontfait ces brigands.
De J?othecourt (....) Capitaine de vaiffeau ..2
Je ne fçaurois mieux faire fon éloge qu’en rap-portant fes provifions de Chevalier de S. Louis. » II» a donné dans toutes les occafions qui fe font pré-s> Tentées des marques de fa bravoure. E.n 1694» il enleva à l’abordage un vaiiTeau Hollandois de» cinquante-deux canons avec le vaiffieau le Mi-»> gnon , de quarante - quatre , qu’il commandoit.53 Au bombardement de Dunkerque en 1695, il« aborda & détourna une des machines infernales>3 des ennemis qui venoit pour brûler la tête des33 jettées \ Sc le 12 Août il aborda le premier avec33 fa chaloupe le vailfeau de guerre Hollandois leTome ///. Y.