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voiles j & fes quatre mille hommes de débarque-ment devant le Fort Louis de Pîaifance. Il fommale Gouverneur de fe rendre. M. de Brouillan luirépondit li fîerement, & fit fi bonne contenance ,'que l’ennemi n’ofa infifter davantage, & ne fit au-cune tentative. L’année précédente une autre Efca-dre Angloife s’étoit préfentée avec le même projet,& avoir eu le même fuccès.
M. de Brouillan jugeant qu’après ces deux vainestentatives , les ennemis le lailferoient tranquille,crut pouvoir s’abfenter fans rifque & faire quelqueincurfion dans le pays ennemi.
Il engagea quelques Armateurs de S. Malo à fejoindre à lui pour aller ravager les pays qu’occu-poient les Angleis le long de la côte Orientale. 11apprit, chemin faifant, qu’un vaifleau de guerreAnolois efcortant neuf navires marchands , étoiententrés dans la Baie de Bambouc. Il fit aufli-tôt voilede ce côté-là. Mais un grand calme l’ayant pris àl’entrée de cette Baie, il fut obligé de mouiller, expo-fé au feu de ce vaiffeau Anglois & de cinq forts deterre. -Un feul moyen lui reftoit dans cette cruellepofition , pour nette point accablé : c’étoit de faireune defcente. Mais ce péril n’étoit pas moins grand :le Capitaine du vailïeau avoir jette- fon équipagedans les Forts pour en groflir la garnifon. Cepen-dant M. de Brouillan fe décida pour la defcente*