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3 (1780)
Entstehung
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242
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142 H X S T O I R I

M. de Charitte ne fie dabord tirer aucun coup;mais lorfque les deux frégates furent à la demi-portée du piftolet lune de lautre, il commanda unfeu fi terrible de canon 8c de moufqueterie, que lecorfaire nofa jamais tenter labordage pendant plusde demi-heure que le combat dura feul à feulj maisla corvette étant venue à fon fecours, il fit tous fesefforts à trois différentes reprifes pour aborder} 8ctrois fois M. de Charitte le repouffa avec une vi-gueur qui létonna, & le força de fe retirer obéif-fant au vent. Cependant la corvette de fix canonsqui sétoit mife à la pourfuite dun bâtiment de laflottille, vint, fe joignit, après lavoir pris, à lagrande corvette, 8c tous trois enfemble chargèrentvigoureufement notre frégate. M. de Charitte-fou-tint fi bien ce nouveau choc* que le combat ne futpas daufïi longue durée que lautre. Les ennemis feretirèrent, défefpérant de pouvoir vaincre un hommedun tel courage.

M. de Pontchartrain inftruit des particularitésde ce combat, écrivit à M. de Charitte, que leRoi avoir été parfaitement fatisfait de la valeur &de la bonne conduite quil avoit fait paroître danscette rencontre, & que S. M, lui donnerait desmarques de fon eftime. Cette marque deftime,comme je lai dit, fut la Croix de Saint-Louis.( Mém* du temps ).