Histoire
du ai du mois de Juillet, & arriva le 15 à dix l& '
heures du matin à trois quarts de lieue de la Ville j ® 101
après avoir été cent fois prêt à s’en retourner par la att ^difficulté qu’il trouvoit à faire pafTer fes bâtimens } ’ m
dans des canaux où il y avoir fi peu d’eau. Son cou- ^
rage lui fit vaincre tous ces obftacles. Il découvrit ^une redoute environnée d’un foffé plein d’eau, avecun corps-de-garde nouvellement conftruit & une ^maifon vis-à-vis à une portée de moufquet. Le canal & cétoit fi étroit que deux chaloupes avoient bien de lapeine à y pafler de front. Cinquante ou foixante pie
hommes étoient rangés en bataille au pied de la eut
redoute pour la défendre. M. Duquefne fit avancer m
deux chaloupes avec une piece de canon chacune, nos 1
& une compagnie de Grenadiers commandée par itï:
M. de Beaucaire. La garnifon après avoir tiré quel-ques coups de fufil, prit la fuite. Les Grenadiers m
ayant mis pied à terre, eurent bientôt bouleverfé <j e
cette redoute. A un quart de lieue de-là , M. Du- envi
quefne trouva un retranchement foutenu d’un petit étoif
fort entouré d’une haie vive à l’endroit le plus étroitdu canal , où il ne pouvoit paifer qu’une chaloupe. ^Les avirons même touchoient au bord. La nuit ap- COfprochant, il prit le parti de faire mettre pied à ^terre à cent vingt foldats , parmi lefquels il y avoitune compagnie de grenadiers, de porter une cha- ^loupe à canon devant, & une barque de pêcheur .