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3 (1780)
Entstehung
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221
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de lOrdre de S. Louis, aziFrance de célébrés Conftruéteius, pour quils don-naient leurs avis féparément. M. Renau reçut auffiordre de donner le lien. Il fe trouva oppofé à celuide M. Duquefne. Ce célébré Marin fut affez hon-nête homme & affez généreux pour avouer enpréfence du Roi que le fentiment de M. Renau luiparoifToit préférable à ceux des autres &c au fienmême. Ce premier fuccès lencouragea, & ce fut lepremier pas quil fit vers la fortune.

Dès ce moment on le confulta fur tout ce quiconcerne la Marine. Il confeilla le bombardementdAlger, & en fournit le moyen par les galiotes abombes quil avoit imaginées. Il nétoit venu j uf-ques- dans lefprit de perfonne quun mortier pûtjouer fans être pofé fur une afîîette fixe & immo-bile. Le Confeil du Roi, & tout ce quil y avoitdhabiles Ingénieurs en France, furent dabord op-pofés à cette nouvelle entreprife. Alger réduit encendres fit voir quil faut être lent à cenfurer leshommes dun grand génie, quelque extraordinairesque paroiflènt leurs idées, quand elles ne font pasévidemment faufïès.

La réputation de M. Renau sétendit bientôt danstoute lEurope. Le Grand-Maître de Malthe le de-manda au Roi pour défendre fon Ifle que le Turcfembloit menacer. Le Turc nayant fait aucuneentreprife, M. Renau revint en France. Ce fut alors