de l’Ordre de S. Louis, aziFrance de célébrés Conftruéteius, pour qu’ils don-naient leurs avis féparément. M. Renau reçut auffiordre de donner le lien. Il fe trouva oppofé à celuide M. Duquefne. Ce célébré Marin fut affez hon-nête homme & affez généreux pour avouer enpréfence du Roi que le fentiment de M. Renau luiparoifToit préférable à ceux des autres &c au fienmême. Ce premier fuccès l’encouragea, & ce fut lepremier pas qu’il fit vers la fortune.
Dès ce moment on le confulta fur tout ce quiconcerne la Marine. Il confeilla le bombardementd’Alger, & en fournit le moyen par les galiotes abombes qu’il avoit imaginées. Il n’étoit venu j uf-ques-là dans l’efprit de perfonne qu’un mortier pûtjouer fans être pofé fur une afîîette fixe & immo-bile. Le Confeil du Roi, & tout ce qu’il y avoitd’habiles Ingénieurs en France, furent d’abord op-pofés à cette nouvelle entreprife. Alger réduit encendres fit voir qu’il faut être lent à cenfurer leshommes d’un grand génie, quelque extraordinairesque paroiflènt leurs idées, quand elles ne font pasévidemment faufïès.
La réputation de M. Renau s’étendit bientôt danstoute l’Europe. Le Grand-Maître de Malthe le de-manda au Roi pour défendre fon Ifle que le Turcfembloit menacer. Le Turc n’ayant fait aucuneentreprife, M. Renau revint en France. Ce fut alors