de i’Ordrj de S. Louis, ti j
üeflbus du vent fe fauverent : le refte tomba dansles mains des François.
Cette action étoit à peine finie, qu’on apperçutune Efcadre de treize vaifieaux de ligne, efcortantune Flotte de cent cinquante voiles qui alloit auNord. Cette efcorte fe partagea en deux, pour venirau fecours des Hollandois. Jean Batt n’ayant pasallez de monde pour mettre fur les vaifieaux dontil s’étoit emparé, fit brûler trente-fix navires mar-chands qui ne voulurent pas convenir de leur ran-çon. Il n’en conferva que quinze des plus riche-ment chargés & les fit partir pour Dunkerque.Tous les prifonniers furent mis fur l’une des fré-gates dont il s’étoit emparé , après en avoir ôté lépavillon, brûlé les poudres, encloué le canon. Cettefrégate fut reprife. Bart n’avoit pas pu la< fairefuivre alfez vite , lorfqu’il s’éloigna, pour éviterles Hollandois dont j’ai parlé , qui venoient à farencontre.
Je n’ai pas voulu fuivre Jean Bart dans plufieursadions de guerre où il fe fignala. Comme il n’yavoit pas le commandement, je ne pourrois rap-porter que des traits de fon courage} & tout ceque j’aurois ajouté, n’auroit point augmenté l’idéede bravoure que fon nom feul porte à l’efprir.