Druckschrift 
3 (1780)
Entstehung
Seite
189
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de iOrdre de S. Louis. 189fo nous tirer beaucoup de canon de loin. Dès quil fut à portée de celui des galeres, nous lui fîmes» grand feu, Sc en lapprochant à la moufqueterie.» Avant de mengager à laborder, jexaminai laD difpofition dans laquelle étoit le gros de lEfcadre» ennemie, Sc celle de la divifion cïu Chevalier de» Langeron. Comme je vis que plufieurs vaifleaux,» fous le feu defquels elle étoit, fe faifoient re-jj morquer par leurs chaloupes, pour tâcher dejj lénvelopper, ce qui nétoit pas poffible par ua» calme à fouhait, je fis un autre fignal au Che-jj valier de Langeron pour me rejoindre ; & un peujj après lavoir vu revirer, jabordai ce vai d'eau parjj fon travers. MM. les Chevaliers de Valence Scjj de Fontette abordèrent prefquen même temps.

jj Nous lui jettâmes tant de monde lépée à la8 j main , ôc fon équipage en fut fi épouvanté ,jj comme des cris de vive le Roij répétés par tousjj nos gens de liberté Sc par les Chiourmes, quiljj fe défendit affez mal & fe jetta à fond de cale.

jj Les fix galeres donnèrent la remorque à lajj prife ; & comme le calme continuoit toujours ,« jaffeétai daller pafier à la grande portée du canonjj de lEfcadre ennemie, pour faire voir de près auxjj Officiers Sc aux Matelots ïfojlandois un fpeélaclesj dont ils paroifloient fort envieux.

>j On nous tira quelques bordées, qui ne nous