de l'Ordre dé S. Louis. 179,îenvoyer dans le même défordre que les 4 autres,maisles bombes tomboient fur la Flotte Françoife com-me fur une Ville affiégée. Il en tomba une fur ladunette du vaifièau de M. de Villette , qui mit lefeu dans toute la poupe. Cinq mille cartouchesétoient dans la galerie , les armes de recharge dansles chambres : le feu y prit, & les coups portèrentfur les gaillards d’arriéré , où étoit M. de Villette .il en fut renverfé , & quitte pour deux contufions.Plufieurs de fes Officiers furent bielles à mort decoups de moufquet. La poupe.du vailfeau brûloit detous côtés : M. de Caumont s’y jette avec beaucoupd’intrépidité. Cet exemple encourage quelques Of-ficiers Mariniers & queJqyes^Matelots à le féconder.Ils éteignirent le' feu. Cet accident obligea M. deVillette d’arriver. Les v ai(Feaux de fon avant-gardele fuivirent au lieu de continuerde combat. Les en-nemis fe trouvèrent G fort-,en défordre, que loin deles pourfuivre, ils alterenf îe joindre à leur Corpsde bataille. Sans ce malheur la viéloire eût été pluscomplette, l’avant-garde ennemie ne pouvant man-quer d’être entièrement défaite par le Marquis deVillette. Peu de temps après cette aélion, le Roi, quiavoir un art merveilleux pour dire des paroles agréa-bles aux perfonjies dont il connoilloit le mérite,trouva l’occafion naturelle de montrer au Marquisde Villette la fatisfaélion qu’il avoir de fes fervices.
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