ns l’Ordre de S. Louis. 175troupes defcendoient des deux côtés de l’anfe oufe pafloit ce combat, & pouvoient le couper II feretira & gagna la montagne, dont il occupa leshauteurs. Les ennemis l’attaquerent avec beaucoupde vigueur pour fe faire un paffàge. Mais ils furentvivement repoufies & obligés de fe retirer dansl’anfe, lailfant deux cens hommes de tués 8cquatre cens quatre-vingt blefles fur le champ debataille.
Le Comte de Blenac, Gouverneur-Général desMes, arriva fur le foir avec fes Milices , qu’il fitentrer dans les retranchemens que M. de Gabaretavoit fait faire au-deffus de la maifon des Jefuites.Alors les Ennemis demeurèrent maîtres de la def-cente : ils en profitèrent pour établir une batterie defix pièces de canon de campagne 8c d’un mortier,avec laquelle ils attaquèrent les retranchemens.MM. de Gabaret, de Blenac 8c d’Auger, fe trou-vèrent par-tout. Tandis que les retranchemensétoient fi vivement attaqués, nos gardes avancéesavoient engagé une efcarmouche qui devint vive.M. de Gabaret, qui avoit l’oeil à tout, voyant ledanger où elles étoient d’être enlevées, accourut àleur fecours à la tête de deux cens hommes. Soncourage l’engageant trop avant, il donna dans uneembufcade de fix cens hommes. Sa troupe plia d’a-bord : mais s’étant lui-même enfoncé l’épée à la