de l’Ordre de S. Louis. rç?après midi j mais les Flibuftiers, s’avançant à dé-» couvert fur la grève, malgré le canon qui tiroit à» mitraille , forcèrent ces bâtimens de rebroufïèr>s chemin, & de retourner à la Ville. La retraitess leur ayant enfuite paru trop dangereufe, ils ga-jj gnerent le pied du glacis, où étant à l’abri de l’ar-ss tillerie , ils fe battirent avec la Garnifon à coupsss de fulil. Au bout d’une heure de temps, les Gre-»j nadiers qui étoient avec eux pour les foutenir,ss s’approchèrent du pont-levis, & s’efforcèrent des> l’abattre. L’affaire s’étant ainfi engagée, M. dess Pointis fit marcher le refte de fes troupes, & dif-ss pofa toutes chofes pour monter à l’affaut j maisss lorfque le Gouverneur vit que l’on étoit fur le,ss point de planter les échelles, il demanda à capi-ss tuler. Il fe rendit prifonnier de guerre lui & toutess fa garnifon ; on trouva dans ce Fort trente-trois■» pièces de canon montés.
ss M. de Pointis , maitre de l’entrée de la Baye,ss fit avancer fa Flotte, & ordonna aux Flibuftiersss de pafler de l’autre côté de la Baye afin de s’em-■ss parer du Couvent de Notre-Dame-de-la-Poupe ,js pofte important pour attaquer le Fort Saint - La-ss zare. Deux jours après il marcha au Fort de>s Sainte-Croix qu’il trouva abandonné. Ce bonheurss inefpéré l’anima à pouffer fa fortune. Il fit em-:s barquer fes troupes pour aller joindre les Flibufh