de l’Oudre de S.. Louis! ib pêchent les vailfeaux d’en approcher. On n’y peuty, entrer qu’en entrant dans une Baye qui s’élargit} > d’abord en tournant, fe rétrécit enfuite en appro-„ chant de la Ville, fous les murs de laquelle elle„ forme un fécond badin à la faveur de plufieurs» petites ides , qui la traverfent dans fa largeur, &s, ne Iaident aux vailfeaux qu’un feul pafïàge.
jj La Baye étoit défendue par trois Forts : le pre-ss mier étoit le Fort S. Lazare, à quatre cens toifes>j de la Ville. Iln’étoit commandé que par une mon-» tagne de difficile accès, 8c il dominoit fur la Ville« comme fur la Baye. Le fécond étoit le Fort de» Sainte Croix à une lieue de Carthagene : fes for-» tifications n’étoient pas trop régulières, mais fa« fituation le rendoit prefque inacceilible ; car dujj côté de la mer il ne peut y aborder que peu desj chaloupes à la foisj & par terre il eft impodibless d’en approcher à caufes des marais qui l’environ-s> nent, 8c d’un fo(Té où la mer dégorge. Le troi-ss fieme, le plus fort 8c le plus important de tous, àjj trois lieues de la Ville, fe nomme Boca-Chica. Ilas eft fitué à l’embouchure de la Baye, 8c les vaiL» féaux qui veulent entrer, font obligés de le ran-ss ger pour éviter un écueil qui fe trouve au milieuss de cette embouchure. Il avoir quatre baftions : la53 mer le baigne d’un côté ^ les trois autres étoienc.» entourés d’un foiTé fec, 8c d’un glacis taillé dans
K ^