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3 (1780)
Entstehung
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151
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de lOudre de S.. Louis! ib pêchent les vailfeaux den approcher. On ny peuty, entrer quen entrant dans une Baye qui sélargit} > dabord en tournant, fe rétrécit enfuite en appro- chant de la Ville, fous les murs de laquelle elle forme un fécond badin à la faveur de plufieurs» petites ides , qui la traverfent dans fa largeur, &s, ne Iaident aux vailfeaux quun feul pafïàge.

jj La Baye étoit défendue par trois Forts : le pre-ss mier étoit le Fort S. Lazare, à quatre cens toifes>j de la Ville. Ilnétoit commandé que par une mon-» tagne de difficile accès, 8c il dominoit fur la Ville« comme fur la Baye. Le fécond étoit le Fort de» Sainte Croix à une lieue de Carthagene : fes for-» tifications nétoient pas trop régulières, mais fa« fituation le rendoit prefque inacceilible ; car dujj côté de la mer il ne peut y aborder que peu desj chaloupes à la foisj & par terre il eft impodibless den approcher à caufes des marais qui lenviron-s> nent, 8c dun fo( la mer dégorge. Le troi-ss fieme, le plus fort 8c le plus important de tous, àjj trois lieues de la Ville, fe nomme Boca-Chica. Ilas eft fitué à lembouchure de la Baye, 8c les vaiL» féaux qui veulent entrer, font obligés de le ran-ss ger pour éviter un écueil qui fe trouve au milieuss de cette embouchure. Il avoir quatre baftions : la53 mer le baigne dun côté ^ les trois autres étoienc.» entourés dun foiTé fec, 8c dun glacis taillé dans

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