de l’Ordre de S. Louis, 147morte à Amflerdam, il y alla de nouveau 8c repritles armes pour le fervice de la République. 11 avoirde la réputation. Ses viciffitudes choquèrent notreGouvernement» Le Marquis de Villette fut chargéde courir après lui fur mer pour l’arrêter» Il crut unjour le tenir ; mais Petit lui échappa. Effrayé dufort dont il étoit menacé , s’il tomboit entre lesmains des François > il fongea férieufement à ren-trer dans fa. patrie , 8c à mourir dans la Religiondans laquelle il étoit né. Il vint fe livrer lui-mêmeà M. de Magalotti, Gouverneur de Valenciennes»On ne voulut pas lui faire fon procès : on le mit àla Baftille. Il penfa bien qu’il y demeureroit long-temps , s’il ne rachetoit fa liberté par quelque fer-vice important. Pour charmer l’ennui de fa prifon,il fe rappelloit les difterens voyages qu’il avoirfaits en Âfie , en Afrique 8c en Amérique. Car-thagene dont il avoir le plan dans fa tète, luifrappa tout-à-coup l’imagination» Il conçut l’efpé-rance de recouvrer fa liberté , s’il pouvoit convain-cre le Miniftere de la poffiblité d’enlever cette Villeaux Efpagnols» Il fit fon plan , l’envoya dans unelettre à M. de Tourville , qui alla le communi-quer au Miniftre de la Marine. Le Comte de Pont*chartrain, homme fage & méthodique, ne don-noit rien au hafard. Il n’a voit vu que des difficultésdans plufieurs projets qu’on lui avoir donnés pour
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