i> e l’O rdré de S, Louis. î 5 5débarquement des tréfors dont les galions étoientchargés, & de les faire mettre en fureté bien loindans les terres. Il s’appliquoit en même temps à febien fortifier pour réfifter le plus long-tems poffibleaux attaques de l’Amiral R 00k , qu’il connoiffoittrop habile homme pour ne pas profiter de la fauteque les Efpagnols avoient faite. Mais cette eftacadequ’il avoit fait tendre à l’entrée du Port, & les bat-teries qu’il avoit fait drefier des deux côtés fort à lahâte, & les Milices que le Marquis de Barbançon ,Gouverneur de la Province, avoit rafiemblées, nepurent empêcher la deftru&ion totale des vai (féauxde guerre & des galions. Mais au moins M. deChateau-Regnaut empêcha, par fa prévoyance,que tous ces vaiffeaux, & toutes les richelTes qu’ilsrenfermoient, ne tombafient entre les mains des ea,nemis. Il avoit fait transporter, comme je l’ai dit,la plus grande partie de l’or , de l’argent & des mar-chandifes les plus précieufes à Lugo ; & quand ileut vu t’impoffibilité de repoufièr les ennemis, ilordonna qu’on rtiît le feu aux navires. Il en reftaneuf qu’on n’eut pas le temps de brûler , & dontRook s’empara. Le zele de M. de Chateau-Re-gnaut alla plus loin. Doutant fi ce premier fuccèsn’engageroit point le Général ennemi dans de *nouvelles entreprifes, & craignant pour S. Jacquesde Gompoftelle, ou étoient des richelTes immenfes,
I a