p e l’ Ordre de S. Louis, md’argent & d’autres chofes précieufes dans les na- ' —- '
& 1 • j i Année 1702.
vires dont ils s’emparèrent. II eft vrai que la plusgrande partie des marchandifes qui périrent par lesflammes ap'partenoit aux Négocians d’Angleterre &■de Hollande.
Le combat de Vigo ne dura que deux heures.
Les François y firent des aétions de valeur éton-nantes que je rapporterai. Il eut des fuites bienfâcheufes pour l’Efpagne & pour la France , doncles intérêts étoient inféparables. La principale futque l’Empereur, perfuadé que les François ne pour-roient plus tenir la mer, fe réfoîut à faire palierl’Archiduc fon fils en Efpagne , fe flattant que lapréfence de ce Prince hâteroit la révolution. Ceuxqui tenoient encore pour la Maifon d’Autriche, fefentirent en effet ranimés, & tâchèrent d’exciterquelque mouvement. Mais le nombre en étoit fifoibîe & fi petit, que, fans le fecours des Anglois& des Hollandois, ils n’auroient jamais pu allumerle feu de la guerre civile.
Cette année n’efl: remarquable par aucun évé-nement maritime. Les Alliés firent bien à la vérité Annee 370J 'de grands armemens j mais ils n’eurenc aucun fuc-cès ni en Europe ni en Amérique , où MM. deGabaret les repouflerent de la Guadeloupe.
Nous voici à l’époque des grands défaftres pour ■—
les deux Couronnes.. Les Maréchaux de Tallarc ôc Ann6e