n6 Histoire
'l "" 1 " . " — I *!" ü ! Mais le courage 8c la fidélité de Don Scipion Bran-Annee l7 o z ' C a CC io, Gouverneur de Cadix, 8c de Don Villa-darias, Gouverneur de l’Andaloufie, firent cchouerce grand projet des Alliés. Le Duc d’OrmondCadlx * commandoit les troupes de débarquement. Avantde déployer toutes fes forces contre le Port deCadix, il tenta la fidélité de ces deux Seigneurs. Ilenvoya d’abord une Lettre à Don Brancaccio , qui* portoit en fubftance qu ayant fiervi enfiemble contre.
la France , il efipéroit qu après avoir vu la FlotteAngloifie & Hollandoife qui venoitpour l’attaquer^il fe déclareroit pour la Maifon d’Autriche qu’ilavoit autrefois Ji bien fervie. L’éloquence de cetteLettre ne dut pas infiniment émouvoir Don Bran-caccio. Il y répondit fans faite, dans le ftyle d’unfranc & loyal Gentilhomme qui ne s’enorgueillitpas de fa vertu : Si vous m’ave\ vu fiervir le jeu Roiavec honneur } j’efpere que vous me verre-q le mêmecourage & la même fidélité pour Philippe V 3 qui efimon fieul & légitime Maître. Les manifelles que lePrince de Darmlladt fit répandre pour féduire &corrompre les peuples, n’ébranlerent pas davantagela fidélité des Efpagnols ; & la tentative que fit leDuc d’Ormond auprès de M. de Villadarias , futauffi infruétueufe que celle qu’il avoit faite auprèsde Brancaccio. Les Lettres que ces deux Seigneurss’écrivirent font trop curieufes pour que je ne les