ïoi Histoire
Général dans l’incertitude fi la Flotte qu’ils avoientAnnée 1S93. a pp er çue éroit celle qu’on armoit en guerre lorfqu’ilfortit de Breft, ou Ci c’étoit la Flotte, marchande,le Maréchal de Tour ville jugea qu’il éroit de laprudence de s’éloigner des côtes afin de pouvoiréviter les ennemis s’ils étoient plus forts, ou derevirer h c’étoit la Flotte marchande. Ce mouve-ment lui fit perdre l’avantage du vent, & fauvaune grande partie des navires marchands. Nous enprîmes ou brûlâmes environ quatre-vingt, & quatreou cinq vaifièaux de guerre. Les Alliés firent montercette perte à plus de trente-fix millions. Ce fut laderniere expédition confidérable de cette guerre.
L’Océan ni la Méditerrannée ne furent pluscouverts de ces nombreufes Flottes qui font plusruineufes qu’utiles. C’eft un luxe de PuifTance quiflatte plus l’orgueil des Souverains qu’il ne les rendredoutables. Quelqu’un en a fait la remarque : de-puis la bataille d’Aclium, aucun combat naval n’aterminé aucune guerre \ 8c fans remonter fi haut :que produifirent les quatre grandes vi&oires queDuquefne & M. de Vivonne remportèrent fur lesEfpagnols unis aux Hollandois dans les mejs deSicile ? Nous fîmes entrer des fecours dans Meffineque nous fûmes bientôt forcés d’abandonner. Deuxans auparavant le Comte d’Eftrées, joint au Ducd’York, 8c enftiite au Prince Robert, livra trois