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de l’Ordre de S. Louis. 8 fpas grand mal, tandis que nos bombes caufoient ■■■■des ravages affreux dans la Ville. Elles tuoient pour- Aaneetant peu de monde, parce qu’à l’entrée de la nuit lesAlgériens quittoient leurs maifons pour n’y rentrerqu’à la pointe du jour. Un Efclave Hollandois , quis’étoit échappé, donna cet avis à M. Duquefne,qui en profita pour faire jetter des bombes 8cle jour & la nuit. Les Algériens n’ayant plus unmoment de repos , la défolacion fut à fon comble.
Ils renouvellerent la même atrocité qu’ils avoientexercée l’année précédente contre les Efclaves Chré-tiens. M. de Choifeul fut au moment d’éprouverleur fureur. On l’attachoit déjà à la bouche d’uncanon, lorfque la généralité d’un Algérien le fauva.
M. de Choifeul avoit autrefois traité cet Algérienavec humanité. Ce Barbare le reconnut ; & larecon-noiffance fe fit entendre à fon cœur. Il folîicita fagrâce; n’ayant pu l’obtenir, il fe jetta fur M. deChoifeul, & l’embraffant étroitement, il cria : Tirejuif que je ne puis pas fauyer mon bienfaiteur , j’auraidu moins laconfolation de mourir avec lui. La natureréclama fes droits dans le cœur du Roi, témoin dece fpe&acle. 11 fit grâce à M. de Choifeul. Belle leçonpour les gens de guerre, qui leur apprend à ufermodérément de la viétoire , &à fe rappeller qu’aprèsle combat il n’y a plus d’ennemis.
Le bombardement d’Alger continua jufqu’au 14 e .
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