Druckschrift 
3 (1780)
Entstehung
Seite
77
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d e iOr'drî de S. Louis. 77parmi le peuple, séleva contre cet accommode-ment, gagna le Taïf (la Soldatefque ), sempara Annec IiSî *des polies les plus importans de la Ville, coupa latête au Dey & fe fit proclamer Roi. Cette révolu-tion fut louvrage dun feul jour.

La paix rompue, le bombardement recommençapour la troifieme fois, mais avec plus de fuccèsencore, parce que lexpérience avoit rendu nosOfficiers & nos Soldats plus habiles. (Je ne parleraipoint des aétions de valeur qui fe firent dans cetteexpédition : je les rapporterai ailleurs ). Le feu desbombes mit lincendie dans plufieurs quartiers de laVille. Le féroce Meza-Morto , dans lexcès de farage, fit enfermer le Conful de France dans unmortier pour le faire partir comme un boulet. Plu-fieurs efclaves Chrétiens fubirent'a peu près le mêmefort : les Africains les attachoient à la bouche ducanon, 8c leurs membres fanglans 8c à demi brûlésétoient portés aux bords des François. Cette bar-barie auroit été vengée par la dertruéfion totaledAlger, fi la faifon, qui étoit déjà fort avancée, 3cle changement qui furvint dans le temps, neuflentforcé M. Duquefne à fe retirer. Il ne le fit pointfims quelques fuccès, puifquil rendit quatre censFrançois à la liberté , & quil acquit la certitudede pouvoir réduire Alger en cendres quand on levoudroit.