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3 (1780)
Entstehung
Seite
67
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de l* Ordre de S. Louis. Gyfur la côte. Les frégates venant enfuite, allèrent ! — ■ : ' -mouiller au vent à la portée du piftolet. Dans ce Ann< * e 1moment le Port de Tajpago, difent les relations dece combat, fut l’image de l’enfer. Il fut couverten entier d’un nuage épais de fumée , à traverslequel on voyoit à peine le feu du canon & l’em-brâfement des vailfeaux. Celui du Chevalier de Lezyfauta le premier en l’air & embrâfa deux vailfeauxqui étoient à fes côtés & qui alloient le prendre^Cecincendie fe communiquant au loin, les flammesatteignent deux grandes flûtes où les Hollandoisavoient renfermé leurs femmes, leurs enfans, leursnegres &c les marchandifes les plus précieufes,comme dans un lieu de sûreté, ne penfant pasqu’ils pulfent être attaqués dans leur Port. Les cris. & les hurlemens de ces femmes & de ces enfans,qui ne pouvoient éviter les flammes fans fe préci-piter dans les abîmes de la mer, joints au bruitdu canon & au fracas des vailfeaux qui éclatoient,remplirent ce lieu d’épouvante & d’horreur. LeComte d’Eftrées n’avoit pas quitté le Contre-Amiral : fon canon mit le feu à ce vailfeau, quiportoit dix-huit milliers de poudre : fes débrisenflammés couvrirent celui de l’Amiral François,qui ne fut bientôt qu’un tourbillon de flammes.

M. Bertier, Garde-Marine, voyant le péril de fonGénéral, fe précipite dans la mer., & va enlever

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