de l’Ordre de S. Louis; 59bataille, 8c M. de Gabaret l’arriere-garde. Rhui- •SüSSSSiter s’étoit pofté entre le Phare & les François j Anaée l6 7 5 *enforte qu’il falloir paflfer à travers fa Flotte pourentrer dans Meffine. Son Efcadre étoit compofée'de vingt-fix vailfeaux, dont deux Efpagnols, 8c deneuf galeres, qui, comme on va le voir, devinrentfort utiles. Rhuiter avoit le vent favorable, 8c l’onne fçait pas pourquoi il n’en profita point. Lesdeux armées demeurèrent vingt-quatre heures enpréfence, fans que l’une ni l’autre fît aucun mou-vement qui annonçât qu’elle en voulût venir auxmains. Duquefne faifit le moment où le ventchangeoit pour faire charger l’avant-garde des en-nemis par le Marquis de Preuilli, qui la fit plier :
Duquefne fit aufli plier le corps de bataille : M. deGabaret tomba auili fort vivement fur l’arriere-garde ; il y trouva une grande réfiftance ; mais ileut enfin l’avantage. Duquefne porta des coups fîheureux à Rhuiter, qui lui étoit oppofé, que leHollandois fut obligé de fe couvrir deux fois de fesMatelots pour fe raccommoder. Ce combat duracinq heures, toujours avec la même vivacité. Plu-fieurs vailfeaux ennemis furent défemparés : ilsferaient tombés entre les mains des François, fansun calme qui furvint tout-à-coup , & qui donna letemps aux gaieres de venir ies remorquer. Il y eneut un cependant qui coula à fond. Rhuiter écrivit;
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