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■navire, eurent le temps d’en féparer le brûlot.Tout le refte de l’équipage s’étoit jette à la mer,épouvanté de l’intrépide courage du CapitaineGuillotin.
Nous allons voir la France abandonnée à fespropres forces. Les pertes qüe les Anglois avoientfaites dans les derniers combats, 8c dont ils-étoienthumiliés y les rapides conquêtes- de nos armées deterre j les intrigues du Prince d’Ora-nge ; les crisdu Parlement d’Angleterre qui n’aimoit point laligue avec Louis XIV, malgré fa haine contre lesHollandois; routes cesehofes déterminèrent, contrefon inclination, le foible & voluptueux Charles àfe féparer d’intérêts avec la France.
Ce commencement de guerre fur mer avoir étéauffi utile que glorieux aux François. A la véritél’objet qu’ils s’étoient propofé ne fut point rempli:ils ne firent point de defcenre fur les côtes de Hol-lande. Mais ils foutinrent fur un élément qu’ilsconnoifïoient à peine leur réputation de bravoure,8c ils s’inftruifirent dans l’art de la navigation &des combats de mer, fans recevoir d’humiliation.Bientôt ils furpaiîerent leurs maîtres 8c les écra-ferent.
Us ne fe commirent point cette année avec lesHollandois, qui avoient cent vaiifeaux de ligne ,& Rhuiter. Ce Général fe promena quelque temps