de l’Ordrï de S. Louis. 47commandoit toujours celle de Hollande ; le Comte ——»d’Eftrées celle des François, qui étoit compofée de Année 167trente gros vaüTeaux , fept frégates, 8c quelquesautres petits bâtimens ou brûlots. Le Prince Robert,de la Maifon Palatine, avoir pris la place du Ducd'Yorck , & commandoit la Flotte Angloife. Rhui-ter voulut d’abord empêcher lajondionde la Flottede France avec celle d’Angleterre. 11 s’éroit appro-ché de l’embouchure de la Tamife , pour y faireéchouer feize bâtimens qui auraient bouché Jepaf-fage aux Anglois : mais le Prince Robert s’étoitdéjà mis en mer avec quarante-cinq vailfeaux deguerre. Rhuicer , quoique plus fort, n’ofa pointl’attaquer , dans la crainte que les François n’ar-rivalfent lorfque les deux armées en feraient auxmains.
Les Flottes alliées fe joignirent, 8c coururent Combat ra-bientôt apres les Hollandois qui ne cherchèrent^7 Juin,point à éviter le combat. Il dura depuis dix heuresdu matin jufqu’à la nuit, 8c fe palfa dans le plusgrand défordre. Les Efcadres des Alliés fe mêlè-rent au point qu’il ne fut plus poflible de recon-noître aucun lignai. Chacun combattit de fon côtéavec une valeur héroïque. Ce fut le Comte d’Ef-trées qui commença le combat : il avoir en têteTromp , qu’il tâcha de féparer du relie de fa Flotte.
11 en ferait venu à bout, lî Rhuiter qui avoit l’œil