de t’O rdre de S. Louis; 37
rent brûler fous le canon du Fort de la Goulette-
une flûte & un petit vaifleau de guerre. M. Defar- Ann f cdents fe tint à une portée de fufil de la flûte ,tandis que le Chevalier de Bethomas conduifoit feschaloupes jufqu’aux vaifleaux ennemis qui furentabandonnés à fon approche. M. de Bethomas les.ayant trouvés échoués , prit le parti de les brûler-Cette aélion audacieufe qui s’étoit paflee à la- vuedes habirans de Tunis , fous le canon de leur Fort,fans qu’ils ofaflent fe mettre en devoir de s’y op~pofer, commença de donner de l’éclat à la MarineFrançoife, & put faire préfager aux Tunifiens lesmalheurs dont ils feroient accablés, s’ils necefloientleurs pirateries-
On ne leur donna point de relâche. A peine leCommandeur Paul fut-il rentré dans le Port de Ann = e l66} *Toulon, que le Duc de Beaufort en fortit avec uneefcadre de douze vaifleaux de guerre, de fix galeres,d’un brûlot & d'un brigantin, pour aller leur donnerla chafle. 11 eut encore un fuccès plus brillant quele Commandeur Paul, parce qu’il rrouvaplus d’en-nemis à combattre. Ces brigands ayant raflemblcun grand nombre de bâtimens, s’étoient mis enforce pour 1 attendre. Le Duc de Beaufort les ren-contra le 10 Septembre, les attaqua & les défieentièrement.
L’année fuivante , les. braves Chevaliers dTIbe-
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