pe l’Ordre de S. Louis. 7fept cens voiles pour aller porter la guerre chezfon ennemi (1). Mais le défaftre arrivé à cette
(1) Cette énorme puilîance de Philippe Augufte fur lamer, mérite un petit éclaircilfement pour quelle paroilfcyraifemblable. C’eft fur le témoignage de Rigord, Hifto-rien de ce Prince, que tous les Auteurs après lui parlentde cette nombreufe Flotte de dix-fept cens voiles. Ceux quiont para en douter n’ont appuyé leur doute fur aucunraifonnement folide. Il eft bien plus aifé de prouver lapo/Iibilité où étoit Philippe Augufte d’alfembler un aulfigrand nombre de vailfeaux , ou plutôt de barques, quede prouver qu’une auffi grande Flotte n’a point exifté fousle règne de ce Prince. Quand on voudra examiner quelsétoient les vailfeaux de guerre de ce temps-là, & la faci-lité qu’on avoit d’en ralfembler un grand nombre, l’éton-nement celfera, & l’on ne trouvera rien d’infiniment mer-veilleux dans cet armement. Les gros navires de guerre,dans le temps dont nous parlons , & jufqu’au régné deCharles VI, fe nommoient Galles , Galions, Barges, Bri-gantins, HuiJJiers, Les Galles, qu’on appella dans la fuiteGaleres , étoient des vailfeaux à voiles & à rames. Le Galionétoit le diminutif de Galée. Les Barges font aulfi nomméespar les anciens Auteurs comme des vailfeaux de guerre.C’étoient de grandes barques armées pareilles à celles dontnous nous fervons pour faire des defeentes. Les Brigantinsdont 011 fe fervoit en guerre, étoient, dit Froilfart, une ma-niéré de vaijfeaux courans , c’eft-à-dire, fans doute, desvailfeaux légers. Les HuiJJiers étoient une efpece de vailfeauxde charge dont on fe fervoit pour tranfporter les armes& les chevaux . Ces vailfeaux dévoient être d’une grolfeux
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