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fuccès que le Fondateur avoit previl, par le zele quéles Officiers des Troupes ont fait paroiitre pendant lecours des deux dernieres guerres pour le fervice de leurPatrie , & pour mériter des diftinétions & des recom-penfes qui nettoient promifes qu’à la valeur ; mais lefeu Roy ayant encore fait efperer par le mefme Edit,d'augmenter les avantages de cet Ordre, en y joignantd'autres revenus, & n'ayant pû y fatisfaire à caufedes dépenfes extraordinaires que l'Eftat avoit à foutenir ;Nous avons jugé que rien n'eitoit plus convenable quede fuivre fes vues & de remplir fes deffeins , foit enajoutant de nouveaux fonds à ceux qui ont eité jufqu'àprefent accordez à l'Ordre , & eti multipliant à pro-portion le nombre des Grands-Croix, des Çomman-deries & des Penfîons des Chevaliers , foit en prenantde nou 7 /elîes mefures pour faire cbferver les Statuts dela fondation, & pour tranfmettre à la poiterité le fou-venir des fervices rendus, & les titres d'honneur acquispar ceux qui mériteront d’y eftre admis. Nous trouvonsd'autant plus de fatisfadtion à leur procurer ces nou-velles grâces , que bien loin d'eftre à charge à nosPeuples , ou d'alterer les privilèges des créanciers denollre Eitat, elles opéreront au contraire une diminutiondans la dépenfe deitinée à recompenfer les fervices,parce que les fonds que Nous voulons y affigner neconfident que dans la partie des cafuels dont les Roysnos Prédéceffeurs fe font toujours refervé la difpofition,8e dont ils avoient çouitume de faire de pures libéralités :Il Nous a paru beaucoup plus convenable de les attribuera l’Ordre Militaire de S. Louis, que d'en difpofer auprofit de perfonnes qui le plus fouvent fe croyent endroit de les demander, parce qu'ils ont cite'les premiers