3©2 Histoire
tous les Mémoires du temps font mention. Il alloit ^
I71 *' d’Arras à Doulens , n’ayant pris avec lui que qua- ^
rante Carabiniers pour l’efcorter. A peine eut - il ^
fait deux lieues que quatre Carabiniers qui mar- ^
choient en avant , apperçurent du mouvement ^
dans un bois j ils alloient à la découverte, lorfque t®®
tout-à-coup il fe debufque cent Houflards à la file M- ‘
l’un de l’autre qui tirent fur les quatre Carabiniers ; a®i]
il y en eut deux de bielles, un de pris, le quatrièmevint annoncer cette nouvelle à M. de Mefieres, quiayant vu ce qui s’étoit paflfé, avoir déjà rangé fa pe- ofl
ute troupe en bataille, & marchoit aux Houflards j nous
il les chargea avec tant de fierté qu’ils plièrent ,-Sc m»
allèrent fe rallier à plus de trois cens pas : ils fe for- pift
merent en trois bandes pour envelopper nos Cara- binit
biniers. M. de Mefieres devinant leur penfée, met Irait
fa troupe enfemble, ordonne de faire tête de tous Houî
côtés, de ne tirer qu’à la portée du piftolet. Les <pe
Houflards furent repouflés , fe rallièrent & revin- temp
rent jufqu’à trois fois à la charge dans le même fèe
ordre, de toujours: inutilement. Voyant qu’ils nepouvoient pas venir à bout des Carabiniers par la ^force, ils eflayetent de la rufe ; ils fe détatacherent ' lÿ (par pelotons & vinrent efcarrnoucher autour de ^l’Efcadron quarré pour l’engager à fe rompre ; mais ^
M. de Mefieres défendit à fes Carabiniers de feféparer, quoiqu’il;arrivât. Les Houflards change-