de l’Ordre De S. Louis. I99grands fuccès. Pour l’encourager d’avantage, on luidonna l’agrément de lever deux Compagnies fran-ches , l’une d’infanterie , l’autre de Dragons , à latête defquelles il enleva des partis, des convois, 8 cpoufla les ennemis loin de fon voifinage. Il paffad’Oudenarde à Huningue pendant la paix de1678 j d’où on le retira pour lui donner le com-mandement, du Château de Dinant, lorfque laguerre recommença. Il garda lî bien le cours dela Meufe qu’il connoifïoit parfaitement, qu’aucunconvoi n’y pafla fans être enlevé, 8 c qu’on n’y vitplus roder des partis. Quand tout ce pays-là futbien nétoyé d’ennemis, on l’envoya commandera Philippeville , où il rendit les mêmes fervicesqu’il avoit rendus à Oudenarde 8 c à Dinant.Ayant appris qu’un parti nous avoit enlevé unconvoi 8 c fon efcorte , 8 c qu’il n’étoit point en-core rentré dans fon Camp , il affemble fes trou-pes , marche jour & nuit à leur tête , l’atteint,l’attaque , le détruit, délivre nos gens, 8 c ramenele convoi.
Le Marquis de Ximenes le demanda en 1701pour commander fous lui à la Citadelle de Liege.Il y fut fait prifonnier par trahifon. Les ennemismontoient à l’affaut, nos troupes étoient fur labrèche pour les répouffer. Dans cet inftant le Com-mandant fit battre la chamade : on convint de part